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La croissance et l'emploi

1. Introduction

L'économie de l'Union européenne regroupe les économies de 27 Etats membres et génère un PIB de 17 600 milliards de dollars US, selon les estimations du FMI en 2008. Elle produit ainsi environ 31% de la richesse mondiale. Quinze Etats membres de l’UE ont adopté une monnaie unique, l'Euro, qui est gérée par la Banque centrale européenne. Cette monnaie a d’abord été introduite sur les marchés financiers mondiaux en tant qu’unité de compte en 1999, puis sous forme de pièces et de billets le 1er janvier 2002. L'économie de l'UE constitue un marché unique et elle est représentée comme entité unitaire à l'OMC.

Garantir la croissance économique et stimuler l'emploi font partie des priorités essentielles de l’Union européenne. Elle s’est fixé un double objectif d’ici fin 2008 : créer sept millions d'emplois et faire baisser l'inflation sous la barre des 2%. Actuellement, la productivité et l'emploi sont en hausse au sein de l’UE et le chômage a atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans.

Vu la conjoncture économique, l'UE risque cependant de ne pas pouvoir atteindre certains des ses objectifs. Bruxelles a annoncé, en février, que la croissance économique dans la zone euro serait plus faible que prévu en 2008 et que l'inflation resterait forte. L'UE prévoit maintenant un taux de croissance de 1,8% dans les 15 pays de la zone euro pour cette année, un chiffre inférieur aux 2,2% avancés en novembre dernier et bien en dessous du taux de croissance de 2,7% enregistré en 2007. La Commission européenne a expliqué que les turbulences sur le marché du crédit, le ralentissement de la croissance américaine et la flambée du prix du pétrole pèseraient sur la croissance tandis que l'inflation atteindrait les 2,6%.


Pénurie de crédit 

La stabilisation est essentielle pour résoudre la crise financière, qui remonte à la fin de 2007. L’UE s’est accordée sur une réponse coordonnée en décembre 2008, après un sommet US-UE à la mi-novembre. Publié par la Présidence française de l’UE, le plan vise à une meilleure régulation des marchés financiers, tout en préservant une protection sociale solide. Mais, comme les gouvernements en sont très conscients, les banques doivent à présent relancer les prêts, répercuter les baisses des taux et ne pas rester passivement accoudées au balcon virtuel de l’argent public.

Le « Plan de l'Union européenne pour la relance économique » arrêté en novembre 2008 et repris au niveau du Conseil de l’UE, vise à fournir un stimulant budgétaire « opportun, ciblé, temporaire et coordonné », d’une valeur de 200 milliards d’euros, ce qui équivaut à 1,5% du PIB de l’UE. La Banque européenne d’investissement apportera un complément de 15 milliards d’euros par an en 2009/2010, principalement pour les petites et moyennes entreprises, les énergies propres et les initiatives dans les transports. 

L’UE a demandé aux Etats membres de soutenir d’urgence les secteurs de la construction et de l’automobile, ainsi que d’autres secteurs essentiels, tout en réduisant les impôts et en augmentant les dépenses publiques (mais en fonction des perspectives nationales). L’Allemagne, par exemple, va injecter 50 milliards d’euros dans des projets d’infrastructure au cours des deux ans à venir, dans le cadre de son second programme de relance. 

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