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L'avenir de l'énergie

6. L’avenir de l’énergie dans les transports

Le plan d’action sur l’efficacité énergétique pointe les transports comme un secteur ayant un grand potentiel de progression, étant donné qu’il est presque totalement dépendant des combustibles fossiles et qu’il représente presque 20% de la consommation totale d’énergie de l’UE. Jusqu’ici, l’UE a proposé un système de taxation des véhicules basé sur les émissions de CO2, l’amélioration des transports urbains et l’inclusion de l’aviation dans le système d’échange de quotas de CO2. De plus, l’EPE a proposé une augmentation de l’utilisation des biocarburants de 10% d’ici 2020 ainsi que le développement de voitures plus efficaces énergétiquement et de voitures à hydrogène.

Les biocarburants

Les biocarburants sont des combustibles dérivés de produits agricoles comme le maïs, la canne à sucre ou le soja et mélangé au pétrole. La feuille de route voit dans les biocarburants “le seul substitut disponible à grande échelle pour remplacer l’essence et le gazole dans les transports.” Afin de réduire les importations de pétrole, l’UE a donc défini des objectifs de plus en plus importants concernant les biocarburants depuis 2003. A 2% en 2005, ils sont passés à 5,75% en 2010 et à 10% en 2020. En 2005, seulement 1% de la part de pétrole était du biocarburant, même si des circonstances atténuantes peuvent expliquer cette situation, notamment le surplus de pétrole et un cadre réglementaire européen « sous développé » pour les biocarburants.

L’UE a récemment revu à la baisse ses aides en faveur des biocarburants, le programme ayant connu un trop grand succès. Les biocarburants soulèvent aussi des inquiétudes au sein de l’UE dans la mesure où ils remplaceraient les cultures agricoles destinées à la production alimentaire en Europe et dans le monde. Une grande partie des cultures ayant reçu des subventions étaient, en effet, précédemment utilisée à des fins alimentaires. Les effets néfastes des biocarburants sur l’environnement sont aussi un sujet de préoccupation, en particulier sur les forêts tropicales d’Amérique du sud. En septembre, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a publié un rapport indiquant (p. 10, 1.2) que sans subvention, les biocarburants n’étaient pas compétitifs et qu’ils entraîneraient une hausse du prix des denrées alimentaires “entre 20% et 50% d’ici 2016”.

Les voitures propres

Une enquête d’opinion de l’UE de juillet 2007, montre que 22% des citoyens européens n’abandonneraient leur voiture “dans aucun cas,” même pour des raisons environnementales. Il semble donc que les voitures continueront de faire partie des moyens de transports dans le futur.

En 1998, l’association des constructeurs automobiles s’est engagée à atteindre un objectif volontaire de 140 grammes par kilomètre d’émissions de CO2 en 2008. Même si des progrès ont été accomplis, les constructeurs automobiles ne devraient pas atteindre leur objectif. La Commission a donc décidé de légiférer sur le sujet. La stratégie vise à fixer un objectif contraignant de 120g/km d’ici 2012, même si, en octobre 2007, le Parlement européen a repoussé l’échéance obligeant les constructeurs à réduire leurs émissions de CO2 de trois ans, soit 2015.

En octobre 2007, la Commission a présenté une proposition destinée à “simplifier l’introduction sur le marché des voitures à hydrogène ” et une autre relative à la mise sur pied de l’initiative technologique conjointe (ITC) pourles piles à combustible et l’hydrogène. L’ITC pour l’hydrogène disposera d’une contribution financière de l’UE de 470 millions d’euros sur six ans et d’un apport identique du secteur privé, même si, selon le commissaire Günter Verheugen, cette technologie n’aura pas d’impact au cours “des dix à quinze prochaines années.”

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